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Festival des Arts des
Marquises à
Ua Pou en 2007
Matavaa O Te Henua Enana
photos copyright Eric OLIVIER
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Le dernier Festival des Arts des Îles Marquises a eu lieu à Ua Pou du 16 au 20 décembre 2007 sur le thème de "Te Tuhuka", les porteurs de savoirs.. On a célébré à cette occasion les 20 ans du MATAVAA O TE HENUA ENANA, car le 1er festival des Marquises a eu lieu en 1986-87. Le président du comité organisateur était Benjamin TEIKIHUUPOKO.
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Décembre 2007 : Septième Festival des Arts des Marquises
En 1970, le renouveau culturel,
stimulé par la toute nouvelle association « Motu Haka », se manifeste à
travers le réveil de la langue marquisienne, les recherches
généalogiques et légendaires et la création du Festival des Arts des
îles Marquises. Celui-ci a permis à nombre de pratiques traditionnelles
de revivre au cours de plusieurs jours de fête réunissant les forces
vives de tout l’archipel et les émissaires d’archipels de tout le
Pacifique. |
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Le thème du premier festival était
Matavaa o te Fenua Enata, l'éveil des îles Marquises, celui du septième
est «Te Tuhuka » (tuhuna dans le groupe sud-est). |
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Le dimanche 16 décembre à 10h du
matin, après la célébration des cultes catholiques et protestants,
l’arrivée de la pirogue double de Nuku Hiva dans le petit port de
Hakahau a précédé l’ouverture du festival. |
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Le festival est aussi l’occasion de
retrouver et de restaurer les lieux mêmes où les ancêtres se
réunissaient pour faire la même chose : rivaliser d’adresse, de beauté
et de prestige, comparer et échanger. Le rituel consistant à saluer le
site et la mémoire de ceux qui l’ont construit avant de l’investir pour
les festivités du jour marque le respect pour cette culture que les
vivants désirent retrouver. On peut seulement regretter que les travaux
de restauration et d’étude ne commencent que trop tardivement pour
arriver à un stade totalement satisfaisant. |
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L'effort technologique est arrivé,
cette fois, à son comble avec un matériel (amplificateurs, table de
mixage, projecteurs) qui, s’il n’est pas mieux maîtrisé, risque de
réduire le festival au rang de grand spectacle. A partir de la deuxième
soirée, le montage d’une scène derrière laquelle ont été projetées des
images des festivals précédents, le nombre des délégations extérieures
et le temps accordé à leurs prestations, font partie des dérives qu’il
faudra éviter dans l’avenir afin de garder l’authenticité de ce
rassemblement traditionnel. La scène, inutile, a pris la place
qu’auraient pu occuper les danseurs des autres îles, l’échange était
ainsi perturbé. La technologie peut offrir ce qu’elle a de meilleur sans
écraser l’âme du festival à condition de la maîtriser.
Catherine Chavaillon |
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suite des photos (page 2) sur le festival 2007 à Ua Pou (copyright Eric OLIVIER)
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Conception WEB par Eric
OLIVIER
visitez le site WEB du
Collège Sainte Anne à Atuona Hiva Oa :
www.ddec.pf/cesa