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Festival des Arts des Marquises à Ua Pou en 2007 page 2
photos copyright Eric OLIVIER
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Teva chef de danse de Ua Huka |
Ua Huka |
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Sur le tohua de Mauia, récemment rénové par Pierre Ottino |
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Les enjeux
On comprend bien que l'organisation
du Festival des Arts des Marquisiens ne correspond pas à un réflexe de
repli sur soi mais à un accompagnement de l'ouverture au monde. Cette
dernière permet notamment aux marquisiens d'aujourd'hui de mieux
percevoir leur originalité culturelle et leur valeur à travers le regard
des autres. Elle permet aussi de mieux appréhender leurs liens
culturels, affectifs et institutionnels.
La médiatisation est aujourd'hui un
élément important dans la réussite d'une manifestation d'envergure. Sur
le terrain, elle devra être organisée pour qu'elle ne gêne pas le
déroulement du festival. Elle permet en outre, par le biais du
sponsoring, d'obtenir des moyens supplémentaires. |
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Ua Pou, Hakahetau |
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Historique
Le Festival des Arts de Iles
Marquises a évolué depuis sa création, devenant peu à peu plus ambitieux
et plus complet dans ses objectifs. Le Festival, dès 1988 à NUKU HIVA, a été l'occasion de remettre en valeur des lieux archéologiques d'un grand intérêt historique et culturel, laissés à l'abandon depuis la conversion au christianisme dans la deuxième moitié du XIXème siècle. Devant l'ampleur de la tâche, UKI donna le nom de TEMEHEA au site qu'il construit à côté du «paepae» PIKIVEHINE. La maison marquisienne décrite dans la légende a été reconstruite chronologiquement, c'est-à-dire de la tombée du jour aux premières lueurs du jour suivant, pour les délégations sur le site de PIKIVEHINE à Taiohae. Cette maison marquisienne ainsi reconstruite, symbolisait d'une part la création du FENUA ENATA par les demi-dieux ATEA et ATANUA, son épouse et d'autre part l'importance de chaque élément de la construction et donc de chaque île, dans la solidité de l'union marquisienne. Les danses et les chants ont pris de l'importance, les hommes de TAHUATA sont venus montrer leurs tatouages anciens. En 1991, à HIVA-OA, le choix a été porté sur la généalogie «MATATETAU» ou la recherche des liens entre les générations et entre les îles (dans la mythologie marquisienne, toute partie de l'univers, les dieux, les hommes, les astres, les plantes, etc... a une généalogie qui permet de la situer par rapport au reste de l'univers). Les groupes de danses se sont étoffés, atteignant une centaine de personnes, sept grands tambours ont été fabriqués et pour la première fois d'immenses plats communautaires traditionnels «IPO» et «HOANA» ont refait leur apparition. Deux sites, le «MEAE OIPONA» à Puamau et le «TOHUA UPEKE» de Taaoa ont été partiellement restaurés et un Tohua à l'ancienne a été reconstitué au centre d'Atuona. Une publication sur HIVA-OA a été faite par l'archéologue Pierre OTTINO et deux expositions sur SEGALEN et des peintres polynésiens ont été présentées au public. En 1995, à UA-POU, le thème «TE MEVAHA», la dispersion, est un appel à l'ouverture. Pour l'île de HIVA-OA, la première pirogue de style traditionnel reconstituée avait entrepris la traversée jusqu'à UA-POU avec beaucoup de difficultés. Un site archéologique a été restauré et des légendes anciennes ont servi de fil directeur à la plupart des spectacles. La médiatisation tant écrite que télévisée a permis de donner plus d'ampleur à l'événement. Le Festival de l'an 2000 organisé en décembre 1999 à NUKU-HIVA a confirmé l'ouverture par la présence de plusieurs délégations de Polynésie Française et du Pacifique (Tuvalu, Rapa Nui, Hawaii). On a pu constater une présence permanente et très importante des différents médias. L'accueil traditionnel des pirogues de HIVA-OA, UA-POU et UA-HUKA sur la plage de Taiohae a été le premier temps fort. Pour la première fois, toutes les îles marquisiennes ont présenté des spectacles et les délégations étaient très importantes et bien préparées : le festival a enfin conquis toutes les Marquises. Encore une fois, l'organisation de cet événement a été l'occasion d'acquérir et de restaurer, sous la conduite d'archéologues émérites, des sites grandioses comme «KOUEVA» à Taiohae et «KAMUIHEI» à Hatiheu. Le thème posait la question du devenir des marquisiens à l'aube du troisième millénaire. Ce festival, inscrit dans le cadre des festivités de l'an 2000, a contribué au rayonnement régional de la culture marquisienne. Les participants, auxquels s'ajoutaient les visiteurs et les passagers du paquebot de croisière Paul GAUGUIN et du cargo mixte ARANUI, furent nombreux et enthousiasmés par la magie des lieux et le caractère particulièrement chaleureux et convivial de l'ambiance générale. En 2003, le Festival de HIVA-OA a poursuivi la recherche de nouvelles ambitions en mesurant le chemin parcouru. Le programme, en accord avec le thème «TE HEl TEMEII 0 TE ATI ENATA» affiche clairement ces ambitions. Après avoir recherché les traces du passé et remis en valeur une partie du patrimoine marquisien de demain. Ce Festival est une véritable porte ouverte à la jeunesse, aux générations actuelles, pour s'exprimer artistiquement et culturellement dans ses savoir-faire traditionnels (sculptures, tatouages, dessins, gravures, danses, chants...) pour un attachement encore plus profond à ce qui est l'essence même de sa culture.
En 2007, pour cette 7ème édition,
nous avons retenu « TE TUHUKA » (les maîtres, savants, techniciens).
Terme générique définissant les fonctions spécifiques de tous ceux et
celles qui détiennent les savoirs, les savoir-faire, ceux qui
communiquent avec les Dieux et divinités, ceux qui ont contribué au
peuple marquisien de vivre ou de survivre au « HENUA ANANA » : Terre des
Hommes.
Le programme, en accord avec le
thème « TE TUHUKA » affiche clairement ces ambitions… On nous demande parfois : « A quoi sert un festival culturel ? », nous répondons : « La culture est l’essence même de la vie ou de la survie d’un peuple. Elle nourrit la pensée et l’esprit de l’homme. Elle est le miroir de l’âme ! ». MotuHaka |
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Tahuata |
Ua Pou à Hakahetau |
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![]() Ch.Estrosi, A.Bocquet, M. Raapoto, T Nena et le groupe de Hiva Oa |
Suite page 3 du festival 2007 des arts des îles marquises à Ua Pou
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Conception WEB par Eric
OLIVIER
visitez le site WEB du
Collège Sainte Anne à Atuona Hiva Oa :
www.ddec.pf/cesa